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Entretenir sa toiture

L'Art du couvreur à Paris, un savoir faire reconnu

Entretenir sa toiture

entretenir sa toiture

Entretenir sa toiture est une nécessité. Et pourtant, personne ne songe à s’inquiéter de l’état du toit de la maison, avant que la pluie ne traverse les planchers ou que les tuiles partent avec la tempête. Mais réparer les dégâts n’est pas la meilleure solution pour préserver l’avenir. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, un peu d’anticipation ne nuit pas.

Entretenir sa toiture équivaut tout d’abord à établir un premier diagnostic. Il s’agit d’une démarche relativement simple, à la portée de chacun. En guise d’équipement, vos yeux suffisent. A la manière d’un médecin, l’auscultation se concentre sur |’examen des détails, des indices qui révèlent une pathologie particulière. Car le toit d’un bâtiment s’inscrit dans l’environnement quotidien, au point de se faire oublier. Entretenir sa toiture équivaut à lui accorder une fois par an toute son attention.

L’EXAMEN EXTERIEUR

En ville, il est parfois difficile de prendre suffisamment de recul pour inspecter les différents points de faiblesse de la toiture. L’escabeau ou |’échelle et le recours éventuel à une paire de jumelles constituent la méthode classique. ll est également possible d’examiner les alentours depuis une fenêtre de toit. Aujourd’hui, le drone s’avère une aide utile. Un modèle jouet, de moins de 800 g, suffit, à condition qu’il embarque une camera et une carte de stockage type microSD pour les images. Une fois son maniement maitrisé, il permet d’effectuer un survol général puis de se rapprocher de points singuliers, sans prendre le risque de chuter soi-même ou de subir une attaque de frelons asiatiques.

POUR ENTRETENIR SA TOITURE, LES POINTS A SURVEILLER SONT :

L’ENVIRONNEMENT IMMEDIAT

Les arbres ou les bâtiments en surplomb présentent des risques s’ils viennent à tomber en cas d’évènement Climatique. Les propriétaires voisins sont responsables des dégâts occasionnés sur votre bâtiment. Autant les prévenir avant de devoir batailler avec les assurances. Attention également aux conditions d’assurance : les dégâts que les arbres occasionnent sont rarement garantis dans les contrats multirisques standards. Ces derniers se contentent souvent de rembourser les frais d abattage. Dans d’autres cas, la prise en charge est liée a un entretien régulier, attesté par des factures d’élagage, par exemple.

L’ORIENTATION DES VERSANTS

Les pans de toiture exposes au soleil une grande partie de l’année ne presentent généralement pas de désordres importants, a l’inverse de ceux a l’ombre. C’est la que la couverture tarde a sécher aprés la pluie, que les feuilles mortes pourrissent et que les mousses se développent. Comme elles n’ont pas de racines, elles retiennent |’’eau comme des €ponges et vivent de leur propre humidité. Le cdété sympathique de la mousse, c’est sa capacité a retenir les poussiéres et donc les polluants. En revanche elle Tait stagner |’eau sur la terre cuite alors qu’elle est supposée s’écouler… Avec l’aide précieuse des intempéries, comme Ia grêle, la neige ou le gel, cette situation, favorise les infiltrations et les désordres liés a l’humidité.

LES PENETRATIONS

Le terme pénétration regroupe tout ce qui traverse le toit de part en part. Longtemps, cela ne concernait que le(s) conduit(s) de cheminée. Aujourd’hui, il faut ajouter les ventilations diverses celles de la couverture elle-même. les entrées et sorties de VMC ou les passages de réseau (télévision, capteurs solaires, compresseurs de climatisation, etc.). Chaque passage nécessite une imperméabilisation adaptée. Sur les bâtiments récents, les solins souples ont remplacé les boudins de mortier bâtard mais restent sensibles au vieillissement (craquèlement, décomposition). S’il faut vérifier autour de la pénétration, il faut aussi en contrôler l’intérieur notamment pour les conduits les plus larges : leur couronnement doit éviter les infiltrations par la pluie. II faut enfin inspecter les fissures éventuelles, les emboîtements, les fixations des accessoires (brides d’antenne OU de parabole, capteurs, …)

LA FORME GENERALE DE LA TOITURE

Une belle Charpente affronte les décennies sans dommage si elle bénéficie d’un minimum d’attention et d’entretien. Il est normal que, l’âge venant, son faîte fléchisse et se courbe. Cela n’a aucune conséquence tant que l’ensemble est préservé et qu’il reste étanche. Même les toits récents en fermette industrielle connaissent ce type d’évolution. Mais le risque survient lorsque |’affaissement est soudain ou s’aggrave rapidement. Il s agit alors d’un défaut structurel qui modifie |’équilibre général. Il peut être provoqué par la casse ou l’affaiblissement d’éléments de charpente (pourrissement, insectes) ou être la conséquence d’un désordre plus général comme le phénomène de retrait-gonflement des argiles qui affecte le batiment dans son ensemble. A surveiller aussi les changements de pente, les noues, les lucarnes ou les croupes, ainsi que toutes les couvertures annexes, celles de la terrasse ou du porche par exemple.

L’ETAT GENERAL DE LA COUVERTURE

Les infiltrations proviennent toujours d’un défaut dans l’ordonnancement du matériau de couverture, qu’il s’agisse de tuiles, d’ardoises, de pierres, de panneaux, de bois ou de chaume. Or, ce sont les éléments les plus exposés aux intempéries. En plus de l’eau sous toutes ses formes, déjà citée, le vent peut occasionner d’importants dégâts en découvrant ou en déplaçant quelques tuiles seulement ou des pans entiers. ll suffit d’une tuile manquante en bas de pente exposé pour déverser des litres d’eau dans le grenier a chaque averse.

L’ETAT GENERAL DU RESEAU DE COLLECTE

Le dernier point à contrôler de l’extérieur est l’ensemble du réseau de collecte, les gouttières ou chéneaux horizontaux, les descentes verticales, jusqu’au raccordement à l’évacuation éventuelle. Vérifiez l’absence de perforations, de contrepente, d’obstructions. Les premières peuvent être provoquées par la grêle, des réactions chimiques (décomposition acide, oxydoréduction cuivre/ZINC, des problèmes de soudure. La contrepente est souvent la conséquence d’importantes chutes de neige qui déforment les gouttières. Et les obstructions peuvent survenir plusieurs fois par an (feuilles, jouets, nids, démoussage, … ).